Quantcast

L'actualité au prisme de la critique de la valeur

Mercredi 25 juillet 2012 3 25 /07 /Juil /2012 00:00


Pas la moindre révolution nulle part Lettre ouverte à ceux et celles qui s’intéressent à EXIT! Robert Kurz Voir le Fichier : Robert_Kurz_Pas_la_moindre_revolution_nulle_part_2012.pdf Version du texte à imprimer en A4 à plier ensuite en 2 : Voir le Fichier : Brochure_A4_plie_en_2_Pas_la_moindre_revolution_nulle_part_par_Robert_Kurz.pdf La gauche soi-disant mouvementiste se croyait depuis longtemps au-dessus de l’opposition, voire de la simple relation entre réforme et révolution. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : qu’entre les deux on ne savait plus laquelle devait primer. Le projet de renversement révolutionnaire du capitalisme comme catalyseur nécessaire des réformes sociales, si modestes soient-elles, n’avait pas été reformulé mais simplement attribué en toute hâte, histoire de le neutraliser à peu de frais, au défunt marxisme de parti et d’Etat. Quant au stupide culte […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 juin 2012 3 27 /06 /Juin /2012 20:41


Ci-dessous, un texte de Gerd Bedszent (mai 2012), sur la révolution politique libyenne et la chute de Kadhafi en 2011-2012. A rebrousse-poil des analyses superficielles et du pathos démocratique libéral qui circule en boucle, « le soulèvement anti-kadhafiste fait remarquer l'auteur, résulta [...] en réalité d’un amalgame entre contestation sociale, révolte tribale régionale et coup de main d’une certaine classe de hauts fonctionnaires d’obédience néolibérale. En aucun cas il ne s’agissait, comme on l’a affirmé en Occident, d’un " réveil démocratique " ». L'arrière plan théorique de ce texte qui reste sur la description factuelle de la situation historique, sociale, économique et politique de la Libye, est toutefois le concept de « modernisation de rattrapage » et de son échec, concept développé dès les années 1990 par Robert Kurz. Bedszent évoque ainsi les tentatives dites « […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 avril 2012 3 11 /04 /Avr /2012 16:45


Ci-dessous un texte de Franz Schandl, rédacteur à Streifzüge, un magazine autrichien dédié à la critique de la valeur dans le monde germanophone. Ce texte est paru le 30 mars 2007 dans Der Freitag. Affaiblissons tous les fronts !* Refusons de prendre parti dans la guerre des civilisations Franz Schandl Voir le Fichier : Franz_Schandl_Affaiblissons_tous_les_fronts_Refusons_de_prendre_parti_dans_la_guerre_des_civilisations.pdf Le XXesiècle fut le plus sanglant de toute l’histoire de l’humanité. Mais il n’est pas exclu que le XXIe se révèle pire encore. Tout est prêt pour cela, les arsenaux sont pleins ou susceptibles d’être remplis à tout moment. Nous vivons une époque de grande instabilité internationale. Ces propos peuvent sembler cyniques : ils sont au contraire réalistes. Comme chacun sait, l’accumulation de capital repose sur un principe de croissance tous azimuts. Dans le noir […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 16:09


La fabrique des marchandises à l'ère numérique Au sujet de quelques « bâtardises » de notre époque. Voir le Fichier : La_fabrique_des_marchandises_-_l--re_num-rique.pdf Au cours d'une réunion publique organisée en février 2011 par « Faut pas pucer » sur le thème de l'informatique, des paroles ont été échangées autour du rôle des nouveaux outils numériques dans l’élevage et, au delà, dans tout un tas de situations de nos quotidiens respectifs. J'y étais convié, pour ma part, afin d'évoquer les ressorts et les conditions de la fabrication de ces outils. Cela a permis de tracer avec les personnes présentes des liens entre l'activité d'ingénierie informatique et les nuisances induites dont chacun pouvait témoigner. Je voudrais restituer dans ce texte quelques uns de ces liens tels qu'ils ont été formulés au cours de la discussion. J'y ajouterai aussi quelques éléments supplémentaires […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 20:31


L'illusion selon laquelle il y aurait du libre-arbitre dans le processus de modélisation du monde sur le mode de l'économie marchande persiste dans tous les courants de droite comme de gauche et comme chez tous ceux qui dénoncent les dérives de ce monde mais n'ont jamais saisi son caractère objectif. Comme si il y avait de la Politique au sein du capitalisme ! On en appelle ainsi éternellement à une « meilleure répartition des richesses », à une « transparence » de la part du pouvoir et surtout à la fameuse « moralisation du capitalisme financier » tout en gardant à l'esprit que « l'économie de marché est aussi naturelle que l'air qu'on respire ». Mais la revendiquation moraliste ne s'arrête pas au monde de la finance essentiellement décriée dans la sphère politicienne. Et pas besoin d'être curé pour « s'indigner » d'une forme bien réelle de déliquescence morale qui touche toutes […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 11:46


Voir le Fichier : Que_tout_change_pour_que_rien_ne_change_Crise_de_la_modernite_et_revolutions_du_printemps_arabe7.pdf Février 2011 Ce n’est pas parce que de l’autre côté de la mer Méditerranée on réclame plus de démocratie et la possibilité de bien vivre, qu’en Occident la « démocratie ‘‘représentative’’ » (formidable contradiction dans les termes comme le relevait Castoriadis) arrête de dissimuler sa tromperie fondamentale ou le fait que le « bien-être » n’y est toujours qu’un « résidu temporaire du capital » [1]. Dans le devenir-monde des sociétés capitaliste-marchandes, « les contraintes systémiques imposées à l’autodétermination démocratique par la dynamique du capital » [2], ne permettent nulle part la réunion des conditions sociales de la démocratie. Ce n’est donc pas l’orgasme médiatique mondial autour de ce « printemps des peuples arabes » qui peut nous faire oublier que […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 14:36


Face à l'ampleur des manifestations qui ont lieu depuis quelques semaines en Tunisie, le régime de Ben Ali semble incapable de répondre autrement que par la répression. Plusieurs morts, des centaines de blessés et les arrestations d'opposants dévoilent le vrai visage de la politique tunisienne : un régime autoritaire et répressif tenu par une oligarchie mafieuse (1). Les partis et médias étrangers complices du régime n'arrivent même plus à convaincre qui que ce soit avec l'argument selon lequel Ben Ali serait l'ultime rempart contre l'intégrisme. Ce régime vit ses dernières heures et c'est très bien ainsi. Même si le président tunisien a réussi à anéantir toute opposition politique durant son règne, la contestation actuelle laisse espérer un changement positif pour toutes celles et ceux qui étouffaient sous cette dictature. La répartition des richesses et l'arrêt de la censure […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 12:46


A propos d'une certaine opposition contre le travail et plus encore, lors des évènements des étudiants à Londres le 9 décembre 2010 et ensuite. Voir le Fichier : A_situationist_uprising_in_Londonx.pdf D'autres textes sur ce site sur la relation de la critique de la valeur à la théorie situationniste chez Debord : - Guy Debord et le concept de spectacle : sens et contre-sens, par Gérard Briche (des groupes Krisis et Exit !). - Le Spectacle comme illusion et réalité : Guy Debord et la critique de la valeur, par Gérard Briche. - La différence entre la critique du capitalisme de Guy Debord et Moishe Postone : ou les limites de Guy Debord, par Michel Prigent (du groupe Principia Dialectica à Londres). - Baudrillard,détournement [de Debord] par excès, par Anselm Jappe. - Anselm Jappe avec Guy Debord (résumé de son essai sur Guy Debord, Denoël, 2001). D'autres textes sur ce site contre la […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 11:46


Ci-dessous un texte de Robert Kurz que vous connaissez peut-être et qui est paru dans le livre " Critique de la démocratie balistique " (Mille et une nuits en 2004). Robert Kurz est un théoricien et militant allemand qui non seulement toute sa vie a choisi délibéremment la marginalité, mais qui participe depuis 30 ans à repenser une théorie critique radicale du capitalisme qui considère que la valeur est une forme de médiation sociale historiquement spécifique au capitalisme, consistant en la dépense de travail abstrait. Le rapport capital/travail n'étant qu'une forme empirique et dérivée d'une socialisation beaucoup plus fondamentale constituée par l'invention du travail séparé du reste de la vie et positionné dans une fonction d'automédiation sociale générale entre les êtres et avec la nature. Au lieu de faire une critique du point de vue du travail comme dans la gauche et […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 09:27


Par Robert Kurz (revue KRISIS) Dans l’histoire de l’Humanité, les grandes catastrophes symboliques ont toujours fourni l’occasion d’un recueillement au cours duquel les grands de ce monde se font plus humbles et où les sociétés se mettent à réfléchir sur elles-mêmes afin de reconnaître leurs limites. Dans la société capitaliste mondialisée, rien de tout cela ne peut être observé après l’attaque suicide contre les centres vitaux des USA. On dirait presque que l’attaque barbare venue du fond de l’irrationnel a non seulement anéanti le World Trade Center, mais aussi les derniers restes de capacité de jugement du public démocratique de par le monde. Cette société refuse de se reconnaître dans le miroir que lui tend la terreur. Au contraire, sous l’impact de l’horreur, elle devient même encore plus complaisante, plus bornée et plus irréfléchie qu’avant. Plus elle se voit rappeler ses […]
Publié dans : L'actualité au prisme de la critique de la valeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Qu'est-ce que la wertkritik (Critique de la valeur) ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, et d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit !, Streifzüge avec des théoriciens comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, de nouvelles lectures de l'œuvre de la maturité de Marx sont apparues durant les deux dernières décennies. La relecture opérée par Robert Kurz (1943-2012), principal théoricien de la « Critique de valeur » (wertkritik) ou encore appelée théorie critique de la « dissociation-valeur », a cherché avec Marx mais aussi au-delà de Marx, à renouveler les fondements d'une théorie critique radicale de l'économie politique au XXIe siècle.  


A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite de tout travail (le travail abstrait), à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme « sujet automate » (la formule est de Marx lui-même). Le capitalisme est ici interprété comme une forme historique de fétichisme. Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels, les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le fétiche-capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise) que paradoxalement nous ne cessons de constituer au quotidien au travers de nos rapports sociaux. Un des points centraux de ce nouveau travail théorique a été de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les fonctionnaires d'un processus fétichiste qui à la fois les dépasse et ne cesse d'être constitué par eux. La lutte des classes si elle existe bel et bien, en affirmant positivement le travail et le point de vue de la classe prolétaire, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts toujours constitués à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes.


Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. Comme si encore le travail n'était que l'activité transhistorique du métabolisme entre l'homme et la nature. L'économie est une réalité sociale qui émerge et existe comme telle que dans les sociétés capitalistes à partir des XIVe et XVe siècles. C'est le double caractère du travail et non le marché, le rapport social de domination d'une classe sur une autre et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné, elle est donc historiquement spécifique qu'à la seule formation sociale capitaliste. Dans cette compréhension encore, la valeur n'est pas limitée à la seule « sphère économique », mais impose sa structure à toute la société, elle est une forme sociale de vie et de socialisation, un « fait social total ». La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur « invisible ».


Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique radicale n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais elle ne constitue pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une « société idéale ». La critique de la dissociation-valeur dénaturalise toute forme d'économie, et c'est là déjà une forme de pratique radicale. Le seul critère proposé par la wertkritik, c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, un monde au-delà des divers fétichismes sociaux reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. Redistribuer les richesses capitalistes comme le préconisent les économistes de gauche à la sauce néo-keynésienne, ce n'est pas s'opposer à la forme de vie sociale capitaliste. De plus, on ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital qui branche nos « capacités de travail » sur ses agencements sociaux et ses machines.


D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple « crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik 

 

Syndication

  • Flux RSS des articles

Partager

Sommaire du site

Rechercher

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés