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Fétichisme et Spectacle

Lundi 18 février 2013 1 18 /02 /Fév /2013 18:13


Dans le lien suivant, on retrouvera l'enregistrement audio de la séance avec Anselm Jappe au séminaire Sophiapol 2012-2013 : “Les conceptions contemporaines de la domination II” organisé par Vincent Bourdeau, Marie Garrau, Katia Genel, Stéphane Haber, Christian Lazzeri et Alice le Goff. Conférence/causerie : De la valeur comme sujet automate à la domination sans sujet : La catégorie de domination à la lumière de la critique du fétichisme de la marchandise (novembre 2012) Anselm Jappe y présente ce nouveau concept de « domination sans sujet » (titre d'un important texte de Robert Kurz « Subjektlose Herrschaft. Zur Aufhebung einer verkürzten Gesellschafskritik » [Domination sans sujet. Pour le dépassement d'une critique sociale superficielle] de 1993 - non encore diffusé dans sa traduction française) et que l'on retrouve théorisé de manière très proche chez Moishe Postone et les […]
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Dimanche 16 septembre 2012 7 16 /09 /Sep /2012 00:00


Le théoricien marxiste Alfred Sohn-Rethel, peint ici par Kurt Schwitters en 1941 Ci-dessous, la préface d'Anselm Jappe au livre d'Alfred Sohn-Rethel, « La pensée-marchandise » (éditions Le Croquant, 2010). Cette préface prend la forme d'une présentation critique, elle met ainsi en avant les pertinences mais aussi et surtout les limites des thèses de ce philosophe allemand lié à l'Ecole de Francfort. Cette première édition française en volume de textes du penseur marxiste allemand Alfred Sohn-Rethel (1899-1990), trente-cinq ans après leur publication originale, est assez tardive, mais elle se justifie : avec une partie de sa réflexion, et surtout avec les questions qu'il pose, Sohn-Rethel est un des rares marxistes qui ont encore quelque chose à nous dire pour comprendre le XXIe siècle [1]. D'abord, parce qu'il a repris, dans l'ensemble de la théorie de Marx, le noyau le plus valable […]
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 17:11


Le texte ci-dessous en PDF est de Neil Larsen, professeur en littérature comparée à l'université de Californie qui travaille régulièrement sur la Théorie critique de l'Ecole de Francfort. Ce texte a été publié dans la revue allemande « Krisis » en avril 2010 et porte en écho les discussions qu'il y a eu sur la pensée d'Adorno, Pollock et Horkheimer dans la mouvance de la critique de la valeur, dans le livre « Temps, travail et domination sociale » de Moishe Postone par exemple ou dans l'article de Norbert Trenkle, « Négativité brisée. Réflexions sur la critique de l'Aufklärung chez Adorno et Horkheimer » (paru également dans les revues « Krisis » et « Lignes »). Merci à Sinziana pour la traduction. Bonne lecture. Voir le Fichier : Neil_Larsen-_Idiome_de_crise-_2010.pdf Idiome de crise De l’immanence historique du langage chez Adorno Neil Larsen I. « Le tout est le non-vrai[1] ». […]
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 00:00


Ci-dessous un texte de Götz Eisenberg, psychologue parfois proche de la revue allemande « Krisis », sur l'influence, de son point de vue, du néolibéralisme sur la structure psychique ainsi que les maladies psychiques. Les « psychopathes » arrivent Un adieu à « l’ère du narcissisme » Götz Eisenberg Voir le Fichier : LesPsychopathes_arrivent_Un_adieu_a_lere_du_narcissisme1.pdf En 2013, l’association américaine de psychiatrie publiera la 5ème édition de son manuel de diagnostic (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) qui existe depuis 1952. Ce manuel a pour vocation de définir des critères universels pour décider à partir de quel moment un être humain doit être déclaré malade au niveau psychiatrique. La nouvelle publication à venir a déjà déclenché de vives polémiques. Ce manuel tente de fournir une approche objective aux problèmes psychiques, basée uniquement sur les […]
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 08:59


La crise moderne de la forme-sujet par Gérard Briche Extrait (pp. 14-16) de Domination de la marchandise dans les sociétés contemporaines. La domination acceptée de la valeur-travail a pour conséquence que le sujet ne peut se percevoir comme sujet positif qu'à la condition d'intérioriser les contraintes de la société de travail, et à expulser de lui tout ce qui s'y opposerait et qui constituera la « part obscure » de lui-même. Effet paradoxal : il ne se vit comme sujet vivant qu'à condition d'être l'agent d'un processus de mort (l'accumulation en travail mort, en capital, du travail vivant), et à expulser de lui ce qui serait entrave au processus de mort et que paradoxalement, il investit de haine. Le sujet de la valeur, le héros du travail (actif ou pas, exploiteur ou exploité, nanti ou « marginal », etc.) ne se vit et ne s'estime que dans le rejet et la haine de ce qui n'est pas […]
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 06:51


Ci-dessous le texte retravaillé d'un exposé de Gérard Briche, membre des groupes allemands Krisis et Exit, que nous avons organisé à Bourges en mai 2010. Nous lui avions demandé de venir nous parler du situationnisme, de son actualité aujourd'hui pour contester la société présente, et de la signification bien comprise de quelques uns de ses principaux concepts au regard des nombreux contre-sens sur le concept de spectacle aujourd'hui, notamment chez un grand nombre de commentateurs de l'oeuvre de Debord. C'est en conservant en partie l'oralité de l'exposé, et avec une grande qualité pédagogique qu'il présente les principaux ressorts du concept de spectacle chez Debord et certains points de l'analyse de la critique de la valeur (wertkritik). Bonne lecture à toutEs ! Palim Psao Dans un essai récent [1], Anselm Jappe écrivait que le terme de « société du spectacle » était […]
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 14:33


Malgré son caractère encore inachevé, ci-dessous un extrait de l'article Wikipedia " Guy Debord " (consulté le 11 janvier 2010) à propos du livre d'Anselm Jappe sur Guy Debord et son concept critique de spectacle comme stade suprême de l'abstraction. On peut aussi se référer au texte de Gérard Briche, " Le spectacle comme illusion et réalité : Guy Debord et la critique de la valeur " Anselm Jappe, dans un essai remarqué sur Guy Debord [28], montre que « la compréhension des théories de Debord nécessite avant tout que l'on fixe sa place parmi les théories marxistes » [29]. En effet, à la suite aussi des influences de Henri Lefebvre, Joseph Gabel ou de Socialisme ou Barbarie [30], dès le chapitre deux de La Société du spectacle, Debord s'appuie sur les théories de Karl Marx pour construire sa théorie du Spectacle et parmi les penseurs marxistes, Georg Lukács compte parmi ceux qui ont […]
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:20


Ce texte ci-dessous de 12 pages est la retranscription d'une allocution du philosophe Gérard Briche sur la signification du concept de spectacle chez Debord, comme relevant du concept de fétichisme de la marchandise développé chez Marx. Une parole de scandale dont on a pas fini d'entendre parler. La notion de spectacle dont les situationnistes ont fait le concept critique le plus connu, est une notion équivoque. Sa banalité apparente a été beaucoup dans le fait, qu'il soit employé par nombre de coquins qui s'autorisent de Debord en tout inconscience ou en toute imposture. Le comble de ces impostures qui sont les plus conscientes, étant qu'on va attribuer aux situationnistes et à Guy Debord, au déni de l'évidence et des déclarations explicites de Guy Debord, une haine des images. Je cite quand même, par exemple, l'avis qu'il donne en tête de son Panégyrique : " Les tromperies […]
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 22:15


Ce texte du philosophe français Gérard Briche, est la retranscription de l’allocution d’ouverture qu’il a faite au séminaire « Fétichisme et émancipation » du 17 au 19 juillet 2008 à l'université de Bèlem-Para-Brésil, à l'invitation du groupe « Critica Radical » de Fortaleza. Sur l'histoire de l'utilisation de la notion de fétichisme, qu'esquisse ici Gérard Briche dans sa première partie, on peut aussi se reporter à l'analyse plus détaillée de celle-ci, qu'élabore Antoine Artous dans « Le fétichisme chez Marx » (Syllepse, 2006 [1]), de manière parfois assez proche. Notamment pour insister sur ce que Gérard Briche n'a pas eu le temps ici d'approfondir, d'une part la différence capitale entre le fétichisme des sociétés précapitalistes, et le fétichisme de la marchandise et d'autre part la dialectique des formes sociales fétichisées sous l'effet du procès de valorisation capitaliste. […]
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 09:34


Les temps sont révolus où les hommes avaient parfois encore honte d’oser ne penser qu’à leur propre valeur marchande et à celle de leur produits. Secrètement, sans bruit, en douceur, chaque individu s’est métamorphosé en « homo eoconomicus », ce qui n’était autrefois qu’une pure idéologie de la doctrine de l‘économie politique. Quand cela a-t-il réellement commencé ? L’absurde « marchandisation de la conscience » est originairement et fondamentalement un postulat du mode de production capitaliste. Mais il aura fallu un long développement pour qu’il apparaisse naturel à chacun de s’évaluer seulement en tant que marchandise. Le capitalisme d’après guerre a introduit pratiquement les deux présupposés de l’apparition de ce stade final : le premier consiste en la colonisation du « temps libre » par l’automobile, l’industrie culturelle..., le second consiste en l’éclatement de la famille […]
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Qu'est-ce que la wertkritik (Critique de la valeur) ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, et d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit !, Streifzüge avec des théoriciens comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, de nouvelles lectures de l'œuvre de la maturité de Marx sont apparues durant les deux dernières décennies. La relecture opérée par Robert Kurz (1943-2012), principal théoricien de la « Critique de valeur » (wertkritik) ou encore appelée théorie critique de la « dissociation-valeur », a cherché avec Marx mais aussi au-delà de Marx, à renouveler les fondements d'une théorie critique radicale de l'économie politique au XXIe siècle.  


A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite de tout travail (le travail abstrait), à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme « sujet automate » (la formule est de Marx lui-même). Le capitalisme est ici interprété comme une forme historique de fétichisme. Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels, les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le fétiche-capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise) que paradoxalement nous ne cessons de constituer au quotidien au travers de nos rapports sociaux. Un des points centraux de ce nouveau travail théorique a été de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les fonctionnaires d'un processus fétichiste qui à la fois les dépasse et ne cesse d'être constitué par eux. La lutte des classes si elle existe bel et bien, en affirmant positivement le travail et le point de vue de la classe prolétaire, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts toujours constitués à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes.


Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. Comme si encore le travail n'était que l'activité transhistorique du métabolisme entre l'homme et la nature. L'économie est une réalité sociale qui émerge et existe comme telle que dans les sociétés capitalistes à partir des XIVe et XVe siècles. C'est le double caractère du travail et non le marché, le rapport social de domination d'une classe sur une autre et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné, elle est donc historiquement spécifique qu'à la seule formation sociale capitaliste. Dans cette compréhension encore, la valeur n'est pas limitée à la seule « sphère économique », mais impose sa structure à toute la société, elle est une forme sociale de vie et de socialisation, un « fait social total ». La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur « invisible ».


Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique radicale n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais elle ne constitue pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une « société idéale ». La critique de la dissociation-valeur dénaturalise toute forme d'économie, et c'est là déjà une forme de pratique radicale. Le seul critère proposé par la wertkritik, c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, un monde au-delà des divers fétichismes sociaux reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. Redistribuer les richesses capitalistes comme le préconisent les économistes de gauche à la sauce néo-keynésienne, ce n'est pas s'opposer à la forme de vie sociale capitaliste. De plus, on ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital qui branche nos « capacités de travail » sur ses agencements sociaux et ses machines.


D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple « crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik 

 

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