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Critique de l'Etat, du politique, du droit

Samedi 3 novembre 2012 6 03 /11 /Nov /2012 18:15


Le politique ne s’oppose pas à l’économique Pour une théorie de l'Etat dans la modernité capitaliste Pour beaucoup de nos contemporains, l’Etat serait au fondement de la régulation de la vie sociale présente, la « démocratie » (réelle !) serait l'espace politique de la « libre décision consciente et collective » et la politique serait la sphère sociale permettant d’imposer des « limites au marché » et au ravage de la planète. On oppose ainsi le politique à l’économique. Et pour se rassurer et mieux affirmer avec nostalgie la nécessité d’un « retour » à ce qui serait cette noblesse de la « vraie politique », on se remémore ce bon vieux temps où le petit jeu pourri des médias, des annonces spectaculaires et des politiciens, n’avait pas encore dénaturé cette sphère de la politique. Au nom du peuple, de la nation ou de la sage et juste gouvernance, on dénonce le cirque lamentable des […]
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 09:20


Critique de la nation, de l’État, du droit, de la politique et de la démocratie * Robert Kurz 2000 Aujourd’hui, le marxisme, et avec lui la théorie marxiste, est essentiellement jugé comme l’échec historique d’une doctrine orientée vers l’État, vers le réseau de répartition monétaire étatique, vers la régulation des processus économiques par l’État et enfin vers l’État jouant le rôle d’entrepreneur général de la société. Ce n’est plus que le synonyme de la malfaisance d’une tutelle bureaucratique de l’individu privé de ses droits et d’une administration répressive des hommes, des horreurs du goulag et du totalitarisme en général ; en bref, de tout ce que « l’économie de marché et la démocratie » ne doivent ni ne peuvent être. Il y a quelque chose de vrai là-dedans dans la mesure où les sociétés de la deuxième modernisation, qui cherchaient leur légitimation idéologique en se […]
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 00:00


Ci-dessous un petit extrait de circonstances, d'un texte de Bernard Charbonneau (1910-1996), ami de Jacques Ellul, critique de la société industrielle et de l'écologie politique telle qu'elle se constituera dans les années 70, et penseur iconoclaste hélas méconnu d'une opposition au ravage écologique. Les actes du colloque qui lui a été dédié à Pau en 2010, sont désormais disponibles sur ce site. Le Vote Bernard Charbonneau Le vote a toujours été un rite de participation, et surtout, il le deviendra de plus en plus, notamment dans les grands pays sans référendum où l’on vote pour des politiciens et des partis plutôt que pour telle politique. L’univers me dépasse, et aujourd’hui c’est la société objectivée dans l’Etat : la paix, la guerre, l’économie, les finances - qui me domine chaque jour d’un peu plus haut. Chaque jour le monde s’appesantit et se complique, soit que la technique l […]
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 00:00


Not in my name ! Anselm Jappe* Dans une des Histoires de Monsieur Keuner de Bertolt Brecht, intitulée « Mesures contre la violence », Keuner raconte ceci : « Un beau jour, au temps de l’illégalité, M. Egge qui avait appris à dire non, vit venir chez lui un agent, qui présenta un certificat établi par ceux qui étaient les maîtres de la ville, et sur lequel était écrit que toute demeure dans laquelle il posait le pied devait lui appartenir ; de la même façon, toute nourriture qu’il désirait devait lui appartenir, et tout homme qu’il apercevait, devrait devenir son serviteur. L’Agent s’assit sur une chaise, réclama à manger, fit sa toilette, se coucha et demanda le visage tourné vers le mur : ‘‘ Vas-tu être mon serviteur ? ’’ M. Egge le couvrit d’une couverture, chassa les mouches, veilla sur son sommeil, et comme ce jour-là il lui obéit pendant sept années. Mais quoi qu’il fît pour […]
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 00:00


De l'homme considéré comme un être-pour-le-vote Dialectique de l’émancipation démocratique Gérard Briche* « Voter est un droit ; c’est aussi un devoir civique » : heureusement, cette formule n’est pas adossée à des dispositions judiciaires (le refus de vote n’est pas un délit, en tout cas pas en France). Mais c’est l’un des arguments fallacieux utilisés pour justifier la participation aux élections, voire pour la présenter comme une obligation citoyenne. Certes, le suffrage universel, dans ses modalités actuelles, n’a été obtenu qu’au terme d’un processus conflictuel de plusieurs dizaines d’années. Mais le considérer comme un « acquis démocratique » qu’il serait insultant pour ceux qui se sont battus pour lui de ne pas exercer, relève, pour le moins, d’une vision un peu courte de la Révolution française et de ses effets. La Révolution française, et le moment emblématique que […]
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:39


Dans cette période d'effondrement de la pensée qu'est ce cirque médiatique autour des « élections » propres à la démocratie bourgeoise française, c'est une immense réhabilitation qui se fait sentir chez nombreux d'entre nous : réhabilitation de la pensée, de la réflexion théorique, de la critique radicale à l'encontre des démagogies populistes, des différentes formes de l'industrie de l'amusement, des innombrables renonciations misérabilistes qui prétendent accompagner et donc prolonger la misère du monde. Un besoin d'une reformulation d'une théorie critique « à la racine » de la société moderne, qui saisisse les contraintes systémiques imposées à toute autodétermination démocratique par la dynamique du capital. Là encore, parce qu'elle est tout sauf une pensée transhistorique relevant du naturalisme, la pensée de Marx est celle d'un géant, on peut continuer à y puiser car elle nous […]
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Lundi 22 août 2011 1 22 /08 /Août /2011 08:53


Extraits du chapitre IV ("La production de formes d'individuation : le sujet politico-juridique et le travailleur parcellaire") du livre d'Antoine Artous, « Le fétichisme chez Marx », pp. 117-123, éditions Syllepse, 2006. Le sujet juridique comme forme sociale Marx va chercher les caractéristiques du sujet juridique moderne dans les figures portées par le procès d'échange des marchandises. Tout d'abord, ce procès suppose que le lien social s'établisse entre des individus défi­nis comme possesseurs de marchandises : « II suffit que les hommes se fassent implicitement face comme les propriétaires privés de ces choses aliénables et par là même préci­sément comme des personnes indépendantes les unes des autres. » (K 1 ES : 100) Cette forme d'individuation - les individus comme propriétaires pri­vés indépendants les uns des autres - est le présupposé, la condition d'existence du procès […]
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 09:10


Ce texte ci-dessous du philosophe Jean-Marie Vincent date de 1969. Le livre du théoricien russe Evgueni Pasukanis date plus encore, « La théorie générale du droit et le marxisme » étant parue en 1924. Jean-Marie Brohm en a fait la traduction française en 1970 précédée donc de la préface de Vincent et de celle de Karl Korsch, et aujourd'hui on ne peut retrouver cet ouvrage fort intéressant qu'en occasion (mais assez facilement). Il y a bien sûr des formulations qui datent et Pasukanis sur de très nombreux points est à dépasser tellement il reste rivé au paradigme du marxisme traditionnel (celui du Marx exotérique). Cependant il peut encore constituer une base de départ pour aujourd'hui. Evgueni Pasukanis était juriste et membre du parti bolchévique russe. Dès 1936 il fait l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes. Aux côtés du procureur général de l'URSS, Nikolai Krylenko, et […]
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 06:51


Billet d’humeur Pour en finir avec le concept de peuple La semaine dernière lors d’une manifestation au Havre contre la tenue du sommet du G8, on a pu voir des altermondialistes brandir le slogan « les peuples, pas la finance ». Il est bien triste de voir des gens qui s’inscrivent dans une idée d’émancipation proclamer des devises aussi nulles. Pour eux, il s’agit de se référer de manière positive à l’idée de peuple, et de lui opposer le mal qui serait la finance, le bon peuple contre les méchants banquiers – deux non-sens dans une seule phrase. D’abord le bon peuple : dans son origine latine, le concept de peuple désigne l’ensemble des citoyens d’une cité, c’est-à-dire ceux qui ont des droits. Dans l’histoire moderne, le terme de peuple est indissociable de celui de la nation ou du territoire. C’est pour cela qu’en général il est suivi d’un adjectif, le peuple français, américain, […]
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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 07:59


Ce texte est paru dans Krisis, une revue germanophone qui prend des positions théoriques au-delà du marxisme traditionnel et contre la réalité du capitalisme de crise, bref, la critique du travail-fétiche et de l'illusion politique, du totalitarisme de l'économie de marché et de la gestion de crise étatique, du patriarcat de la société marchande et du spectacle postmoderne. Robert Kurz est le principal inspirateur de cette mouvance en Allemagne, il participe depuis 2004 au groupe-revue Exit ! Dans l'histoire de la littérature, sont apparues, régulièrement, certaines "œuvres universelles" ou "œuvres du siècle", métaphores de toute une époque et dont l'effet fut si important que leur écho continue de résonner jusqu'à nos jours. Ce n'est absolument pas le fruit du hasard si la forme littéraire de telles œuvres a souvent été la parabole. Cette forme permet de représenter des pensées […]
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 16:18


Ce document comporte une mise en ligne de « la partie la plus théorique » du livre épuisé Les mensonges de l'Etat du philosophe Jean-Marie Vincent (256 pages, éd. Le Sycomore, « Arguments critiques », Paris, 1979). C'est un recueil d'articles de l'auteur publiés dans divers ouvrages et revues (Critique socialiste, Critiques de l'économie politique...). Si cela peut favoriser un projet de réédition... (Merci à " On " pour la scannérisation). Jean-Marie Vincent est certainement l'auteur le plus proche de la critique de la valeur, même s'il reste sur plusieurs aspects dans le marxisme traditionnel pour ces textes. Avertissement : La numérotation des pages de ce document n’est pas celle du livre. Ce document comporte 7 parties qui suivent les chapitres et les titres des parties du livre. - Avant-propos (p. 2) - Classe et parti (p.7) - Etat et classes sociales. Sur un livre de Nicolas […]
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 08:36


Une compréhension critique de la politique n'est pas sans résonance avec l'actuelle crise des Etats, des dettes souveraines et des déficits publics, comme de la crise de la monnaie. Une analyse critique qui prendrait le contre-pied du marxisme, de la social-démocratie, de l'altermondialisme, de l'écologie politique et de la pensée bourgeoise économique et médiatique qui ont pour point commun d'opposer la politique à l'économique. Cette idéologie de l'illusion politique opposant la politique (la démocratie, l'Etat, l'administration, la philosophie politique) à l'économique prend finalement pour argent comptant les déclarations des hommes et femmes politiques, et leur volontarisme qui présentent la politique pour ce qu'elle n'est pas, une espèce d'organisation rationnelle de la société humaine : " Yes we can ! " . Si l'économique semble dominer à leurs yeux, et aujourd'hui seulement, […]
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 14:03


Même si beaucoup refusent encore de comprendre la logique inexorable qui a conduit à un état du monde si sombre, la conviction se répand que l’économie capitaliste a mis l’humanité devant de grands problèmes. Presque toujours, la première réponse est la suivante : « Il faut retourner à la politique pour donner des règles au marché. Il faut rétablir la démocratie menacée par le pouvoir des multinationales et des Bourses ». Mais la politique et la démocratie sont-elles, vraiment le contraire de l’économie autonomisée, sont-elles capables de la ramener dans ses « justes bornes » ? La « politique » s’oppose-t-il à « l'économie » ? La « politique » et l’économie » sont des sphères de la totalité sociale, des subsystèmes complémentaires entre eux. De même que les sociétés précapitalistes n’avaient pas d’ « économie » dans le sens moderne, elles n’avaient pas non plus une « politique » […]
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Qu'est-ce que la wertkritik (Critique de la valeur) ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, et d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit !, Streifzüge avec des théoriciens comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, de nouvelles lectures de l'œuvre de la maturité de Marx sont apparues durant les deux dernières décennies. La relecture opérée par Robert Kurz (1943-2012), principal théoricien de la « Critique de valeur » (wertkritik) ou encore appelée théorie critique de la « dissociation-valeur », a cherché avec Marx mais aussi au-delà de Marx, à renouveler les fondements d'une théorie critique radicale de l'économie politique au XXIe siècle.  


A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite de tout travail (le travail abstrait), à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme « sujet automate » (la formule est de Marx lui-même). Le capitalisme est ici interprété comme une forme historique de fétichisme. Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels, les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le fétiche-capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise) que paradoxalement nous ne cessons de constituer au quotidien au travers de nos rapports sociaux. Un des points centraux de ce nouveau travail théorique a été de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les fonctionnaires d'un processus fétichiste qui à la fois les dépasse et ne cesse d'être constitué par eux. La lutte des classes si elle existe bel et bien, en affirmant positivement le travail et le point de vue de la classe prolétaire, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts toujours constitués à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes.


Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. Comme si encore le travail n'était que l'activité transhistorique du métabolisme entre l'homme et la nature. L'économie est une réalité sociale qui émerge et existe comme telle que dans les sociétés capitalistes à partir des XIVe et XVe siècles. C'est le double caractère du travail et non le marché, le rapport social de domination d'une classe sur une autre et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné, elle est donc historiquement spécifique qu'à la seule formation sociale capitaliste. Dans cette compréhension encore, la valeur n'est pas limitée à la seule « sphère économique », mais impose sa structure à toute la société, elle est une forme sociale de vie et de socialisation, un « fait social total ». La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur « invisible ».


Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique radicale n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais elle ne constitue pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une « société idéale ». La critique de la dissociation-valeur dénaturalise toute forme d'économie, et c'est là déjà une forme de pratique radicale. Le seul critère proposé par la wertkritik, c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, un monde au-delà des divers fétichismes sociaux reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. Redistribuer les richesses capitalistes comme le préconisent les économistes de gauche à la sauce néo-keynésienne, ce n'est pas s'opposer à la forme de vie sociale capitaliste. De plus, on ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital qui branche nos « capacités de travail » sur ses agencements sociaux et ses machines.


D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple « crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik 

 

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