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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 21:43

  tlsdsanfran...vérifiez surtout d'avoir bien un exemplaire de  «Temps, travail et domination sociale » sur vous.

 

(Merci à Deep Critical Theorist et Globetrotter Extraordinaire pour leur photo de vacances)

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 VOUS QUI PENSEZ QUE L’AFFREUSE THEORIE CRITIQUE EST MORTE - ET QUI CHANTEZ PRESOMPTUEUSEMENT SA DISPARITION    

 

VOUS QUI VOYEZ SOMBRER LA BELLE THEORIE CRITIQUE DU PASSE - ET QUI ASSISTEZ, IMPUISSANTS, A SON NAUFRAGE  

IL EST PLUS QUE TEMPS DE REJOINDRE LE PRESENT CAR UNE NOUVELLE EPOQUE S’EST OUVERTE, ET ELLE SE FAIT SANS VOUS.    

 

DEJA DANS VOS LIBRAIRIES,

“TEMPS, TRAVAIL ET DOMINATION SOCIALE”

PAR MOISHE POSTONE

(EDITIONS MILLE ET UNE NUITS, PARIS, JANVIER 2009).

 

DESASTRE ECOLOGIQUE MONDIAL, CRISES ECONOMIQUES A REPETITION, ABSURDITE DU TRAVAIL ET CHOMAGE DE MASSE, MOISHE POSTONE EXPLIQUE TOUS CES PHENOMENES EN LES RAMENANT DANS LEUR VRAI CADRE : LE CAPITALISME, UN SYSTEME FONDE SUR LE TRAVAIL ET LA RICHESSE DEVENUES UNE FIN EN SOI SOUS LA FORME DU “TRAVAIL ABSTRAIT” ET DE LA VALEUR, UN SYSTEME CREE PAR L’HOMME MAIS QUI S’EST AUTONOMISE ET A FAIT DE L’HOMME LA “RESSOURCE HUMAINE” DE SON AUTOREPRODUCTION INFINIE.

 

“TTDS” VOUS PERMETTRA DE DEJOUER CETTE PARADE SAUVAGE, C’EST-A-DIRE DE DOMINER LE TRAVAIL ET LA RICHESSE, PLUTOT QUE D’ETRE DOMINES PAR EUX.


A VOUS DE JOUER !

 

  Moishe Postone Repenser la théorie critique du capitalisme

Moishe Postone Théorie critique et réflexivité historique

Moishe Postone Interview par Salih Selçuk 

Moishe Postone Antisémitisme et national-socialisme

Moishe Postone Travail abstrait et médiation sociale

Moishe Postone Travail abstrait et fétiche

Anselm Jappe Avec Marx, contre le travail (recension de Postone et Roubine)

 

Summer fashion potlatch from Principia Dialectica

Picture 59

 

Sizes: small, medium and beer belly Picture-55.png

tight fit only

 

Picture-56.png Small, medium and abstract

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For the bambino: small & medium only

 

20100121235828

 

sans oublier le Cahier de vacances « Moishe Postone n'est pas ma mère   » pour réviser sur la plage avant l'interro de la rentrée (mais disponible uniquement en chinois - car Postone en Français c'est  trop facile)

 

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Sohn-Rethel0028Le journal " L'humanité " parle de Sohn-Rethel (1er juillet 2010) avec Hervé Touboul qui manifestement n'a pas totalement compris la préface de Jappe :

Sohn-Rethel, théoricien de l’échange social " La Pensée-marchandise "

Éditions du Croquant 2010, 
150 pages, 15 euros.

 

Au fil de trois textes inédits en français, le philosophe et sociologue allemand, mort en 1990, s’efforçait de prolonger la critique matérialiste de l’économie politique initiée par Marx.


 

 

 Excellente initiative ces traductions de trois textes d’un auteur, Sohn-Rethel (1899-1990), méconnu en France. Il fut l’ami de Walter Benjamin et de Theodor Adorno, et s’enfuit d’Allemagne en 1936 vivant jusqu’en 1971 en Grande-Bretagne, avant de retourner en Allemagne. Ces textes contiennent la thèse centrale détaillée dans l’ensemble de l’œuvre et qui tient en une interprétation du fameux chapitre i du livre i du Capital portant sur l’analyse de la forme-valeur de la marchandise. Dans ce chapitre se trouverait le sens de la formule célèbre : « l’être social détermine la conscience ». Cette formule, selon notre auteur, indique que la genèse de la pensée, contrairement à ce qu’avance tout l’idéalisme philosophique, ne se trouve pas dans la pensée elle-même, mais dans le processus de l’échange. Il n’y a pas de réflexion qui ne soit aussi action. La pensée naît de la distinction entre la valeur d’usage et la valeur d’échange. Pour échanger, il faut « abstraire » l’objet de son utilité, le mettre en relation avec un autre objet, retirant à chacun d’eux ses propriétés sensibles, ce qui n’est jamais plus vrai que lorsque la valeur de ces objets est fixée en équivalent-monnaie. Lorsqu’a été compris que x habits = y kilos de fers = dix unités argent, les catégories de la pensée philosophique sont apparues. Un concept est une synthèse, un abrégé qui ramène la diversité à l’unité : le concept de table synthétise toutes les tables non seulement par une opération de l’esprit, mais par un acte social d’échange. L’acte dans la tête n’est possible que comme acte de la main. L’illusion est alors de croire que la pensée ne fait que s’engendrer elle-même, illusion qui va servir les dominants en justifiant la division entre travail manuel et travail intellectuel. Les idéologues vont faire oublier, l’oubliant eux-mêmes, l’origine matérielle du développement de la pensée. Le philosophe Anselm Jappe, dans une forte préface, fait une objection qui pourrait bien être juste : ce n’est pas d’abord de l’abstraction de l’acte d’échange que Marx fait dériver les catégories de la pensée, mais de la détermination de la quantité de travail, mesurée en temps, qui par là devient travail abstrait, quantification d’un travail bien concret qui est à la source de la détermination de la valeur d’une marchandise. À trop privilégier l’échange, on risque de perdre l’énergie et les souffrances des êtres sous la demande subjective, comme source de la valeur. Conflit au cœur de l’économie politique : la lecture de Sohn-Rethel, et de la préface qui est consacrée à ses textes, peut montrer combien Marx et sa critique de l’économie politique ne sauraient être absents, encore aujourd’hui, de la politique de l’économie.

 

Hervé Touboul, philosophe

Publié dans : Sur Moishe Postone
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Commentaires

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Qu'est-ce que la wertkritik (Critique de la valeur) ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, et d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit !, Streifzüge avec des théoriciens comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, de nouvelles lectures de l'œuvre de la maturité de Marx sont apparues durant les deux dernières décennies. La relecture opérée par Robert Kurz (1943-2012), principal théoricien de la « Critique de valeur » (wertkritik) ou encore appelée théorie critique de la « dissociation-valeur », a cherché avec Marx mais aussi au-delà de Marx, à renouveler les fondements d'une théorie critique radicale de l'économie politique au XXIe siècle.  


A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite de tout travail (le travail abstrait), à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme « sujet automate » (la formule est de Marx lui-même). Le capitalisme est ici interprété comme une forme historique de fétichisme. Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels, les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le fétiche-capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise) que paradoxalement nous ne cessons de constituer au quotidien au travers de nos rapports sociaux. Un des points centraux de ce nouveau travail théorique a été de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les fonctionnaires d'un processus fétichiste qui à la fois les dépasse et ne cesse d'être constitué par eux. La lutte des classes si elle existe bel et bien, en affirmant positivement le travail et le point de vue de la classe prolétaire, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts toujours constitués à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes.


Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. Comme si encore le travail n'était que l'activité transhistorique du métabolisme entre l'homme et la nature. L'économie est une réalité sociale qui émerge et existe comme telle que dans les sociétés capitalistes à partir des XIVe et XVe siècles. C'est le double caractère du travail et non le marché, le rapport social de domination d'une classe sur une autre et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné, elle est donc historiquement spécifique qu'à la seule formation sociale capitaliste. Dans cette compréhension encore, la valeur n'est pas limitée à la seule « sphère économique », mais impose sa structure à toute la société, elle est une forme sociale de vie et de socialisation, un « fait social total ». La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur « invisible ».


Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique radicale n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais elle ne constitue pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une « société idéale ». La critique de la dissociation-valeur dénaturalise toute forme d'économie, et c'est là déjà une forme de pratique radicale. Le seul critère proposé par la wertkritik, c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, un monde au-delà des divers fétichismes sociaux reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. Redistribuer les richesses capitalistes comme le préconisent les économistes de gauche à la sauce néo-keynésienne, ce n'est pas s'opposer à la forme de vie sociale capitaliste. De plus, on ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital qui branche nos « capacités de travail » sur ses agencements sociaux et ses machines.


D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple « crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik 

 

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