Quantcast

Actualités...

- Les prochaines séances du séminaire « Les aventures du sujet : société marchande et narcissisme » d'Anselm Jappe auront lieu les mardi 2, 9 et 16 Avril 2013, de 13h à 15h, à l'EHESS, 96 bd Raspail, Salle des artistes, 75006 Paris. Entrée libre. 

- Evènement ! : Réédition 2013 de l'ouvrage de Robert Kurz, « Lire Marx. Textes de Karl Marx choisis et commentés par Robert Kurz » (éditions La Balustrade voir ici).

- Une collection classée par auteurs de traductions sur la critique de la valeur est disponible sur le site Exit-Brésil, dont notamment de très nombreux textes de Robert Kurz (1943-2012) : Textes en Allemand, Portugais, Espagnol, Italien, Français, Anglais, Turc, Russe.

 

Logo Bibliographie

1livres-anciens-buecher

  Pour une commande d'une version papier du numéro 4 de la revue « Sortir de l'économie » (266 p.) voir ici

Couverture stéphane

Qu'est-ce que la wertkritik ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, et d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit, Streifzüge avec des théoriciens comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, de nouvelles lectures de l'oeuvre de la maturité de Marx sont apparues durant les deux dernières décennies. La relecture opérée par Robert Kurz (1943-2012), principal théoricien de la « critique de valeur » (wertkritik) ou encore appelée théorie critique de la « dissociation-valeur », a cherché avec Marx mais aussi au-delà de Marx, à renouveler les fondements de la théorie critique de l'économie politique au XXIe siècle.

A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite de tout travail (le travail abstrait), à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme « sujet automate » (la formule est de Marx lui-même). Le capitalisme est ici interprété comme une forme historique de fétichisme. Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels, les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le fétiche-capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise) que paradoxalement nous ne cessons de constituer au quotidien au travers de nos rapports sociaux. Un des points centraux de ce nouveau travail théorique a été de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les fonctionnaires d'un processus fétichiste qui à la fois les dépasse et ne cesse d'être constitué par eux. La lutte des classes si elle existe bel et bien, en affirmant positivement le travail et le point de vue de la classe prolétaire, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts toujours constitués à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes.  

Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. Comme si encore le travail n'était que l'activité transhistorique du métabolisme entre l'homme et la nature. L'économie est une réalité sociale qui émerge et existe comme telle que dans les sociétés capitalistes à partir des XIVe et XVe siècles. C'est le double caractère du travail et non le marché, le rapport social de domination d'une classe sur une autre et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné, elle est donc historiquement spécifique qu'à la seule formation sociale capitaliste. Dans cette compréhension encore, la valeur n'est pas limitée à la seule « sphère économique », mais impose sa structure à toute la société, elle est une forme sociale de vie et de socialisation, un « fait social total ». La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur « invisible ». 

Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique radicale n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais elle ne constitue pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une « société idéale ». La critique de la dissociation-valeur dénaturalise toute forme d'économie, et c'est là déjà une forme de pratique radicale. Le seul critère proposé par la wertkritik, c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, un monde au-delà des divers fétichismes sociaux reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. Redistribuer les richesses capitalistes comme le préconisent les économistes de gauche à la sauce néo-keynésienne, ce n'est pas s'opposer à la forme de vie sociale capitaliste. De plus, on ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital qui branche nos « capacités de travail » sur ses agencements sociaux et ses machines. 

D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple « crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik 

Du côté de l'histoire

g-parker.jpg

Le-goff.jpg35159.jpg

L-economiste-la-cour-et-la-patrie.jpg

temps-discipline-du-travail-et-capitalisme-industriel-edwar.gif

9782849501764FSarton11



Les 1er, 3e et 5e mardis du mois de 13 h à 15 h (salle des artistes, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 6 novembre 2012 au 16 avril 2013, Anselm Jappe dirigera un séminaire à l'Ehess-Paris. Les aventures du sujet : société marchande et narcissisme La société contemporaine apparaît dominée par ce que Marx a appelé le « fétichisme de la marchandise ». Mais on y observe aussi une montée du narcissisme au sens de Freud : les individus ne connaissent qu’eux-mêmes et nient la réalité extérieure. Y-a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Le narcissisme est-il le côté subjectif du fétichisme ? On y trouve toujours le vide, la négation du monde extérieur dans sa multiplicité, la reductio ad unum. On propose ici un retour sur la naissance historique du sujet moderne dans son opposition au monde et sur le rôle du « travail abstrait » qui se représente dans la valeur marchande, ainsi que sur la dimension anthropologique et psychanalytique du […]

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires


Les confusions sur la méthode dialectique chez Marx pour saisir le changement et l’interaction au sein de la réalité sociale constituée par le capitalisme, étant nombreuses aussi bien parmi les marxistes traditionnels que chez les critiques de la dialectique, l'ouvrage « La dialectique mise en oeuvre. Le processus d'abstraction dans la méthode de Marx » remet les pendules à l'heure en un peu plus d'une centaine de pages. On retrouvera ci-dessous, l'intégralité d'un ouvrage fondamental pour comprendre la façon extrêment rigoureuse de penser qui a été utilisée par Marx (publié en 2005 par Syllepse). Bertell Ollman, théoricien marxiste américain, auteur du jeu de société « Lutte des classes » un détournement du jeu du « Monopoly », fait preuve d'une grande pédagogie en mettant à la portée de tous ce qui peut paraître au premier abord le plus difficile dans l'oeuvre de Marx, sa façon de penser très particulière : la dialectique. Un […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


La Grande dévaluation *** A l’heure où se multiplient les ouvrages sur la crise qui frappe l’ensemble du monde, un livre fait exception par l’ampleur de sa vision, la clarté de ses démonstrations et la pertinence de ses réponses. C’est malheureusement un ouvrage publié en Allemagne, et qui n’est accessible qu’aux germanophones. Espérons qu’un éditeur avisé prendra l’initiative d’en procurer prochainement une traduction française. Intitulé « La grande dévaluation », il est rédigé par Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, deux des auteurs du « Manifeste contre le travail » qui, publié en France par Michel Surya en 2002, a fait connaître les thèses du courant dit de la « critique de la valeur ». Michel Surya vient par ailleurs de publier un recueil d’articles de Robert Kurz, l’inspirateur de ce courant, sous le titre « Vies et mort du capitalisme » (éditions Lignes, 2011). La crise n’est pas le résultat des spéculations ou de la dette des […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Le théoricien marxiste Alfred Sohn-Rethel, peint ici par Kurt Schwitters en 1941 Ci-dessous, la préface d'Anselm Jappe au livre d'Alfred Sohn-Rethel, « La pensée-marchandise » (éditions Le Croquant, 2010). Cette préface prend la forme d'une présentation critique, elle met ainsi en avant les pertinences mais aussi et surtout les limites des thèses de ce philosophe allemand lié à l'Ecole de Francfort. Cette première édition française en volume de textes du penseur marxiste allemand Alfred Sohn-Rethel (1899-1990), trente-cinq ans après leur publication originale, est assez tardive, mais elle se justifie : avec une partie de sa réflexion, et surtout avec les questions qu'il pose, Sohn-Rethel est un des rares marxistes qui ont encore quelque chose à nous dire pour comprendre le XXIe siècle [1]. D'abord, parce qu'il a repris, dans l'ensemble de la théorie de Marx, le noyau le plus valable et le plus profond : l'analyse de la logique de […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Venez participer au renversement du monde ! On causera de la crise le jeudi 29 novembre à 18h30 au café citoyen, place du vieux marché aux chevaux à Lille. Extrait de l'introduction à « La grande dévaluation » de Lohoff & Trenkle (traduction G.Briche) : Les crises historiques qu’on ne peut expliquer dans le cadre des modèles axiomatiques et anhistoriques de l’harmonie postulée par la science économique n’indiquent pas seulement le caractère irrationnel et contradictoire du mode de production dominant, mais elles constituent des étapes sur le long chemin qui mène celui-ci à sa limite historique. Ce qu’on voit, c’est que la fin en soi bornée de la valorisation du capital n’est pas, sur la durée, compatible avec le potentiel immense de la production de richesses réelles qu’elle-même fait surgir, parce que ce processus va de pair avec une incessante réduction du temps de travail nécessaire. Dans le cadre de relations sociales […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Embellie douteuse dans l’automobile Robert Kurz Juin 2012 Si la crise de la dette européenne et étasunienne continue allègrement de tout dévaster sur son passage, elle semble pourtant n’avoir que peu de prise sur la conjoncture mondiale. L’industrie allemande d’exportation, en particulier, s’imagine vivre un printemps durable. A commencer par les constructeurs automobiles, qui annoncent sans cesse avoir battu de nouveaux records. Cela montre à quel point la production automobile demeure aujourd’hui pour le capitalisme un secteur clé, lequel nous donne en outre un parfait aperçu de ce vers quoi nous entraîne l’aventure économique. Les optimistes seraient-ils fondés à nous promettre pour les dix ans à venir un interminable essor de l’économie réelle ? Il vaut la peine d’examiner de près la structure du boom actuel de l’automobile. Il semble, d’une part, que les ventes en Europe poursuivent leur repli. En revanche, on assiste à une […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Le concept marxien de « fétichisme de la marchandise » [1] n’indique pas seulement une mystification de la conscience, un « voile ». Il est également un phénomène réel : dans la société capitaliste, toute l’activité sociale se présente sous forme de valeur et marchandise, de travail abstrait et d’argent. Mais cela veut aussi dire que les antagonismes sociaux dans la société marchande ne concernent pas l’existence même de ces catégories, mais regardent essentiellement leur distribution entre ceux qui contribuent à la création de la valeur au travers du travail abstrait. En prendre acte met la théorie de l’émancipation sociale face à un dilemme : les « luttes de classe » au sens traditionnel, et celles de leurs substituts (« subalternes » de tout genre, femmes, populations colonisées, travailleurs précaires, etc.), apparaissent comme des conflits « immanents », qui ne portent pas au-delà de la logique de la valeur [2]. Au moment où […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Le portail du socialisme chilien met en ligne de nombreuses traductions en espagnol de textes de l'auteur nord-américain Moishe Postone : Portail del Socialismo chileno : Moishe Postone (20 documents - dont une étude du séminaire Postone) Son ouvrage « Temps, travail et domination sociale. Une réinterprétation de la théorie critique de Marx » a été traduit en castillan en 2006 par les éditions Marcial Pons (Madrid) L'intégralité de la traduction espagnole est disponible sur le site suivant. L'intégralité de la traduction anglaise « Time, Labor and Social domination », est toujours disponible sur le site suivant. De ce même auteur, d''autres textes déjà traduits en Français (voir bibliographie pour servir à la critique de la valeur) ou qui n'existent qu'en anglais ci-dessous : “Anti-Semitism and National Socialism,” in A. Rabinbach and J. Zipes (eds.), Germans and Jews Since the Holocaust, New York: Holmes and Meier, 1986. History […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Sur l’immense décharge du capital fictif Les limites de l’ajournement de la crise par le capital financier et le délire des programmes d’austérité. Par Ernst Lohoff et Norbert Trenkle Voir le Fichier : Sur_limmense_decharge_du_capital_fictif_Lohoff_et_Trenkle.pdf 1. Au cours des trente dernières années, le capitalisme a changé dramatiquement de visage : jamais dans son histoire le secteur financier n’a pris autant d’importance par rapport à l’ensemble de l’économie qu’à l’époque actuelle. Dans les années soixante-dix, les produits financiers dérivés étaient encore quasiment inconnus. Aujourd’hui, d’après les estimations fournies par la Banque des Règlements Internationaux, la somme totale de ce seul outil financier arriverait à six cent mille milliards de dollars, c’est-à-dire environ 15 fois la somme de tous les produits intérieurs bruts. En 2011, le volume quotidien des transactions financières était de 4,7 milliers de milliards […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


La gauche du capital, de la social-démocratie française à la « gauche de gauche », montre tous les jours son impuissance à faire face à la situation historique présente. L'impuissance n'est pas le fait d'une volonté qui manquerait à tel ou tel autre capitaine de pédalo, car elle est aussi continuellement le fait de n'importe quel tribun vénézuélien, politique publique alternative et autre forme d'auto-organisation radicale qui auraient toujours en vue de produire des biens sous la forme de marchandises et de la forme-argent, au travers de la dépense de la marchandise-force de travail. C'est-à-dire que quand le rapport-capital atteint sa limite interne absolue, c'est le « sujet-automate » (Marx) qu'il constitue qui ne fonctionne même plus comme le souhaiterait la classe capitaliste. Et une société où nos propres rapports sociaux médiatisés par le travail, sous la forme de choses « socio-naturelles », se sont autonomisés sous les […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Ci-dessous, le dernier né de la série des numéros de la revue « Sortir de l’économie. Bulletin critique de la machine-travail planétaire ». Comme pour les précédents numéros, le N°4 est téléchargeable librement sur le site officiel, et comme à l’accoutumée, un tirage papier réalisé par nos soins est disponible [écrire à redaction(chez)sortirdeleconomie.ouvaton.org] . Mais vu la taille du numéro, une version papier plus ample était nécessaire, les éditions Le Pas de côté en feront une édition pour les librairies indépendantes. Pour commander une version papier du numéro, écrire à l'adresse sur ce lien Bonne lecture ! Palim Psao Voir le Fichier : Revue_Sortir_de_leconomie_n4_juillet_2012.pdf Editorial : Critique de l'économie et du travail La marchandise expliquée à mes enfants Articles Partie 1. Au delà de l'économie. Par où la sortie ? Réflexions critiques sur le MAUSS. . L'anticapitalisme des anarchistes et des […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Il y a des penseurs qui restent inconnus toute leur vie, mais qui figurent parmis les plus lucides de nos contemporains. Et c'est le cas du théoricien Tom Thomas. Parmi les 19 livres qu'il a écrit - dont des livres sur la crise contemporaine de la société capitaliste (je pense à « Démanteler le capital ou être broyés ») qui sont sur bien des points proches de la théorie de la crise/effondrement que l'on retrouve chez Robert Kurz, Exit ! et Krisis -, il est toujours bon de lire et relire Etatisme contre libéralisme ? C'est toujours le capitalisme, un ouvrage paru en 2011 aux éditions Contradictions. Une véritable volée de bois vert contre l'anticapitalisme tronqué de la « gauche de gauche » (politique, mouvementiste et syndicale), l'altermondialisme d'ATTAC, les débris de la social-démocratie française, les « économistes atterés », et toute la mixture indigeste du keynésianisme et autre idéologie des « services publics » qui servent […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


« … à chacun selon ses besoins. », c’était, au temps de Marx, l’une des formulations du communisme. Cette formulation a du sens, dans la mesure où elle désigne le communisme comme la situation où on produit pour satisfaire les besoins des hommes, et non pour créer de la valeur capitalisable. La « critique de la valeur » fonde sa critique radicale du travail sur le fait que justement, le travail se divise en création de biens satisfaisant des besoins, et de création de valeur capitalisable. Cette « double création » définit le travail qui donc, n’existe en tant que tel que dans un système capitaliste. La création qui n’a pour objectif que de satisfaire des besoins n’est pas du travail. Mais qu’en est-il de ces besoins ? Contrairement à ce qu’affirme Abraham Maslow qui a élaboré une « pyramide des besoins », aucun besoin humain n’est naturel, tous les besoins humains sont modelés culturellement (en quoi l’homme n’est pas un animal). […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Le vendredi 19 octobre (à 20 h) au Festival des Libertés à Bruxelles (Théâtre national) aura lieu un débat avec Anselm Jappe. Présentation de la soirée par les organisateurs : La majorité des critiques économiques actuelles portent sur le néolibéralisme et la bulle financière. Et si la financiarisation de l’économie avait permis au modèle capitaliste de durer au-delà des limites qu’on pouvait lui prévoir ? Dans quelle mesure peut-on penser dépasser aujourd’hui le système capitaliste ? Ne devons nous pas envisager un changement radical de paradigme économique, de système de répartition des ressources ? Un changement qui concerne autant nos catégories de pensée que nos habitudes de comportement. Avec Bernard Friot (sociologue et économiste, animateur de l’Institut européen du salariat, auteur de "L’enjeu des retraites" (2010) et "L’enjeu des salaires" (2012)) et Anselm Jappe (philosophe, ancien membre du groupe Krisis, auteur de " […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires


Le philosophe allemand Robert Kurz, principal théoricien de la critique de la valeur en Europe, propose ici son analyse de la crise financière mondiale de 2008. Selon lui, avec la troisième révolution industrielle (la microélectronique), le capitalisme atteint sa limite interne absolue. C’est à cette limite que les divers épisodes de la présente crise doivent être rapportés pour devenir intelligibles. Le texte suivant est un extrait de l’entretien publié en guise de présentation du livre de Kurz, « Vies et mort du capitalisme. Chroniques de la crise » (Lignes, 2011). Cet entretien a été réalisé en mai 2010 lors de l’édition de ce recueil. Les questions sont des traducteurs, Olivier Galtier, Wolfgang Kukulies et Luc Mercier. Cet entretien est paru dans le magazine « Archipel » (Longo Maï), 203, mai 2012. Voir le Fichier : Theorie_de_Marx_crise_et_depassement_du_capitalisme_Robert_Kurz.pdf Théorie de Marx, crise et dépassement du […]

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Un ensemble de textes portant sur la critique de la valeur (wertkritik), autour des oeuvres de Robert Kurz, Anselm Jappe, Moishe Postone, Guy Debord Karl Marx, et des groupes allemands Krisis et Exit !
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Sommaire

Sur la critique de la dissociation-valeur

 

12930080Z

Sexe capitalisme et critique de la valeur

Kurz-lire-marx0020.jpg

Kurz vies et mort du capitalisme

COUV JAPPE Credit a mort 2

Aventures_de_la_marchandise.gif

Kurz-Critique-de-la-d-0019.jpgKurz-avis-aux-naufrag-s.jpg

Postone-Marx.jpg

livre-postone.jpg

Geld ohne Wert cover

Die grosse Entwertung

16334583Z

25359165Z

grundrisse

8365g

05225725Z.jpg

13328998Z.jpg

10449643Z.jpg

07958878Z.jpg

debord oeuvres-copie-1

OL2477164M-M

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés