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27 mail 2014 : Narcissisme et société marchande. Dernière séance du séminaire d'Anselm Jappe à l'EHESS-Paris, à 17 h en salle 6. 

27 mail 2014 : Rencontre-débat avec Ernst Lohoff à Montreuil (à la Casa Poblano) pour la parution de son livre co-écrit avec Norbert Trenkle (Krisis), " La Grande dévalorisation " (Post-éditions, 2014). Plus d'infos prochainement sur ce site.  

28 mai 2014 : Rencontre-débat avec Ernst Lohoff à Lille (à la MRES) pour la parution de son livre co-écrit avec Norbert Trenkle (Krisis), " La Grande dévalorisation " (Post-éditions, 2014). Plus d'infos prochainement sur ce site

Le Livre noir du capitalisme : un résumé très complet en allemand de l'ouvrage de Robert Kurz, voir ici.

Evènement ! : Publication de l'ouvrage collectif « Sortir de l'économie », par Quelques ennemis du meilleur des mondes, aux éditions Le Pas de Côté (+ d'infos sur l'ouvrage).

 Enement ! : Réédition 2013 de l'ouvrage de Robert Kurz, « Lire Marx. Textes de Karl Marx choisis et commentés par Robert Kurz » (éditions La Balustrade voir ici).

Une collection classée par auteurs de traductions sur la critique de la valeur est disponible sur le site Exit-Brésil, dont notamment de très nombreux textes de Robert Kurz (1943-2012) : Textes en Allemand, Portugais, Espagnol, Italien, Français, Anglais, Turc, Russe.

 

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  Pour une commande d'une version papier du numéro 4 de la revue « Sortir de l'économie » (266 p.) voir ici

Couverture stéphane

Qu'est-ce que la wertkritik ?

Avec d'une part le travail magistral de Moishe Postone, et d'autre part les groupes allemands et autrichiens comme Krisis, Exit, Streifzüge avec des théoriciens comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Anselm Jappe, Gérard Briche, Ernst Lohoff, et plusieurs autres auteurs, de nouvelles lectures de l'oeuvre de la maturité de Marx sont apparues durant les deux dernières décennies. La relecture opérée par Robert Kurz (1943-2012), principal théoricien de la « critique de valeur » (wertkritik) ou encore appelée théorie critique de la « dissociation-valeur », a cherché avec Marx mais aussi au-delà de Marx, à renouveler les fondements de la théorie critique de l'économie politique au XXIe siècle.

A la différence des lectures traditionnelles de Marx avec lesquelles elle rompt, cette nouvelle critique s'est en grande partie faite remarquée pour avoir articulé une approche théorique qui porte une attention particulière au caractère fétichiste de la production de marchandises, à la dimension abstraite de tout travail (le travail abstrait), à la distinction entre valeur et richesse matérielle et à la nature du capital comme « sujet automate » (la formule est de Marx lui-même). Le capitalisme est ici interprété comme une forme historique de fétichisme. Ainsi, à la différence des marxismes traditionnels, les sujets principaux du capitalisme ne sont ni le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais plutôt le fétiche-capital lui-même (la valeur qui s'autovalorise) que paradoxalement nous ne cessons de constituer au quotidien au travers de nos rapports sociaux. Un des points centraux de ce nouveau travail théorique a été de développer une critique du capitalisme qui ne s'arrête pas au niveau des antagonismes de classes sociologiques, à la question des rapports de distribution et de propriété privée des moyens de production. La classe capitaliste gère un processus de production de marchandises à son propre profit, mais n'en est pas l'auteur ni le maître. Travailleurs et capitalistes ne sont que les fonctionnaires d'un processus fétichiste qui à la fois les dépasse et ne cesse d'être constitué par eux. La lutte des classes si elle existe bel et bien, en affirmant positivement le travail et le point de vue de la classe prolétaire, n'est en réalité qu'une lutte d'intérêts toujours constitués à l'intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes.  

Ainsi à l'inverse de l'anticapitalisme tronqué, la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité, et d'abord critiquer pour la première fois son principe de synthèse sociale, le travail en tant que tel, dans ses deux dimensions concrète et abstraite, comme activité socialement médiatisante et historiquement spécifique au seul capitalisme, et non comme simple activité instrumentale, naturelle et transhistorique, comme si le travail était l'essence générique de l'homme qui serait captée extérieurement par le capital. Comme si encore le travail n'était que l'activité transhistorique du métabolisme entre l'homme et la nature. L'économie est une réalité sociale qui émerge et existe comme telle que dans les sociétés capitalistes à partir des XIVe et XVe siècles. C'est le double caractère du travail et non le marché, le rapport social de domination d'une classe sur une autre et la propriété privée des moyens de production, qui constitue le noyau du capitalisme. Dans la société capitaliste seulement, le travail abstrait se représente dans la valeur, la valeur est l'objectivation d'un lien social aliéné, elle est donc historiquement spécifique qu'à la seule formation sociale capitaliste. Dans cette compréhension encore, la valeur n'est pas limitée à la seule « sphère économique », mais impose sa structure à toute la société, elle est une forme sociale de vie et de socialisation, un « fait social total ». La valeur d'échange d'une marchandise n'est que l'expression, la forme visible, de la valeur « invisible ». 

Un mouvement d'émancipation du fétichisme de la valeur, ne peut plus critiquer ce monde à partir du point de vue du travail. Il ne s'agit donc plus de libérer le travail du capital, mais de se libérer du travail en tant que tel, non pas en faisant travailler les machines à la place car le mode industriel de production est intrinsèquement capitaliste (la technologie n'est pas neutre), mais en abolissant une activité posée au centre de la vie comme socialement médiatisante. Cependant la critique radicale n'a pas à fournir en pièce jointe, un mode d'emploi pour une organisation alternative de l’emploi de la vie. Elle développe une explication possible du monde présent, des souffrances réelles de nos propres vies et des exigences sociales qui leurs sont imposées, mais elle ne constitue pas un mode d'emploi expliquant comment construire correctement une « société idéale ». La critique de la dissociation-valeur dénaturalise toute forme d'économie, et c'est là déjà une forme de pratique radicale. Le seul critère proposé par la wertkritik, c'est qu'aucun medium fétichiste (comme aujourd'hui le travail) ne s'interpose désormais entre les individus sociaux et entre les individus sociaux et le monde. Et comme cela n'a jamais existé, un monde au-delà des divers fétichismes sociaux reste à inventer. Mais il n’y a pas de compromis possible avec l’économie, c’est-à-dire avec le travail comme forme capitaliste du métabolisme avec la nature, et comme médiation sociale entre les humains. Redistribuer les richesses capitalistes comme le préconisent les économistes de gauche à la sauce néo-keynésienne, ce n'est pas s'opposer à la forme de vie sociale capitaliste. De plus, on ne peut privilégier à côté de l'économique, d'autres dimensions (le don, l'entraide, le care, etc.) qui pourraient exister parallèlement, car la valeur est une forme sociale totale fétichiste qui envahit tout : il faut sortir carrément de l’économie en inventant d’autres formes de médiation sociale entre nous, que celles du travail, de la marchandise, de l’argent, du capital qui branche nos « capacités de travail » sur ses agencements sociaux et ses machines. 

D'autres points forts de ce nouveau travail théorique a été de fournir une structure qui permette de comprendre le processus de crise économique qui a commencé dans les années 1970 et dont les considérables effets actuels sont souvent compris comme une simple « crise financière », ou encore un autre apport a été l'élaboration d'une théorie socio-historique de la connaissance et de la subjectivité qui rompt avec l'épistémologisme contemporain, tout en permettant de comprendre autrement l'antisémitisme, le racisme, la politique, l'Etat, le droit, la domination patriarcale, etc. Pour faire plus ample connaissance avec ce nouveau travail théorique rompant avec le marxisme, on pourra aller voir dans la partie " présentation de la wertkritik 

Du côté de l'histoire

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Ernst Lohoff et Norbert Trenkle (Krisis) * LA GRANDE DÉVALORISATION Pourquoi la spéculation et la dette de l’État ne sont pas les causes de la crise Essai traduit de l’allemand par Gérard Briche En librairie le 22 mai 2014 320 pages - 23,00 € Post-éditions « Un mouvement émancipateur contre “l’austérité” et la gestion répressive de la crise devrait viser à rompre, consciemment, le lien contraint entre la production de richesses sensibles et la production de valeur. Il s’agit de refuser de manière offensive la question de la “viabilité financière”. » Qui porte la responsabilité de la crise financière et économique qui maintient le monde entier en haleine depuis 2008 ? Sont-ce les « banquiers cupides » ou les « États accro à l’endettement » ? D’après Ernst Lohoff et Norbert Trenkle du groupe allemand « Krisis », aucune de ces réponses n’est satisfaisante. La cause de la crise est en effet selon eux bien plus profonde. Ils analysent […]

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Un entretien filmé (15 minutes) avec le philosophe Anselm Jappe, présente à un large public quelques éléments historiques et explicatifs issus du courant international de la « Critique de la valeur » (Wertkritik). Le site Decryptimage, portail d'éducation culturelle, a réalisé cet entretien au début du mois de mars 2014. Cet entretien constitue une introduction générale à ce courant qui cherche à repenser une théorie critique du capitalisme, sur de nouvelles bases, au-delà du marxisme traditionnel et des différents formes fétichistes d'anticapitalisme tronqué. Nous invitons les personnes intéressées à poursuivre la réflexion au travers des textes proposés au bas de cette page. Voir la vidéo dans le lien suivant : L'ABC de la Critique de la valeur PS : Anselm Jappe n'est pas rattaché à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales comme il est indiqué dans le bandeau de présentation de l'auteur dans la vidéo. L'institution permet […]

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Ne réparez-pas ce qui vous détruit “Pamphlet pour une bonne vie” Rédaction du magazine Streifzüge * Version espagnole Version allemande 1. La politique ne crée pas d’alternatives. Son but n’est pas de nous laisser développer nos possibilités et nos capacités ; dans la politique, nous ne faisons que réaliser les intérêts qui découlent des rôles que nous exerçons dans l’ordre existant. La politique est un programme bourgeois. Elle est toujours une attitude et une action dont le point de référence est l’État et le marché. La politique est l’animatrice de la société, son médium est l’argent. Les règles auxquelles elle obéit ressemblent à celles du marché. D’un côté comme de l’autre, c’est la publicité qui est au centre ; d’un côté comme de l’autre, c’est une affaire de valorisation et de mise en conditions de celle-ci. Le spécimen bourgeois moderne a fini par absorber complètement les contraintes de la valeur et de l’argent ; il est […]

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En finir avec la fausse critique du capitalisme L'analyse de type économiste la plus répandue attribue la responsabilité des crises aux infâmes patrons, banquiers, spéculateurs ou à des groupes sociaux comme autant de boucs émissaires. Le courant marxien de la «Wertkritik » démontre qu'il s'agit là d'une approche critique erronée comme si « la fièvre était responsable de la maladie » pour reprendre l'expression de Karl Marx. Il s'agit donc de procéder à une analyse structurelle adéquate et en profondeur du capitalisme pour en sortir. Avec Anselm Jappe, philosophe et l'un des théoriciens de ce courant de réflexion anticapitaliste et le cercle de lecture « Critique de la valeur » de Paris Nous vous invitons à venir en causer avec nous le mardi 8 avril prochain à 19h à la Commune Libre à Paris. Date et horaire : soirée du mardi 08 avril 2014 à 19 h Lieu : à la « Commune libre », 3 rue d'Aligre 75012 Paris Métro : Ledru Rollin ou Gare […]

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Extraits ci-dessous du livre de Paul Mattick, « La Révolution fut une belle aventure. Des rues de Berlin aux mouvements radicaux américains (1918-1934) », L’échappée, 2013, pp. 138-147. On retrouve également dans ce livre d’intéressantes notes biographiques (p. 87-90) sur la découverte par Mattick de la théorie de la crise forgée par Henryk Grossmann (membre de l'Ecole de Francfort, mais d'un autre bord que de celui d'Horkeimer, Marcuse, Pollock et Adorno), notamment la découverte de son livre qui le marqua toute sa vie, « La loi de l’accumulation et de l’effondrement du système capitaliste ». Le marxisme français étant depuis très loin dans le XXe siècle, assez superficiel dans sa lecture de l'oeuvre de Marx, il n'est guère étonnant que cette oeuvre majeure de Grossmann à laquelle Robert Kurz (1943-2012) et le courant Wertkritik (cf. Kurz, « Der Kollaps der Modernisierung. Vom Zusammenbruch des Kasernensozialismus zur Krise der […]

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En finir avec la fausse critique du capitalisme Des discours aux relents xénophobes et délirants semblent aujourd'hui proliférer sans complexe et parviennent à féderer de larges couches de la population, sans distinction de classe ou d'origine. Face à ces idéologies réactionnaires qui se présentent comme "anti-systèmes" il est plus que temps de procéder à une critique radicale à partir de l'analyse du capitalisme la plus adéquat pour comprendre les rouages de ce dernier : la critique de la marchandise, du travail et de la valeur. Nous ne laisserons pas se faire prendre en otage le sentiment de révolte et d'impuissance face à la domination abstraite du marché. Nous vous invitons à venir en causer jeudi 03 avril 2014 à 18h au café Citoyen à Lille. C'est la faute à qui ? (extrait) : "Nous sommes bien dans une crise considérée comme la pire depuis la deuxième guerre mondiale, ou depuis 1929. Mais la faute est à qui, et par où trouver […]

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Ci-dessous, la retranscription d'une communication d'un des membres du collectif « Quelques ennemis du meilleur des mondes », lors d'une rencontre à Bourges en janvier 2014 pour présenter la sortie de l'ouvrage « Sortir de l'économie » (éditions Le Pas de Côté, 2013). A la croisée de la critique de la dissociation-valeur, de la critique anti-industrielle et des derniers apports de l'anthropologie non-évolutionniste (au-delà du mythe du communisme primitif), le collectif publie depuis 2007 une revue du même nom (4 numéros) disponible en ligne à l'adresse suivante. *** Sortir de l'économie ? « [Dans une société émancipée future] l’économie doit perdre son immanence, son autonomie, qui en faisait proprement une économie ; elle doit être supprimée comme économie » Georg Lukacs, Histoire et conscience de classe, les éditions de Minuit, 1960, p. 289 Disons-le tout de go, pour les rédacteurs du bulletin Sortir de l’économie, il n’y a pas […]

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Être libres pour la libération ? Ci-dessous en PDF, l'intégralité d'un texte d'Anselm Jappe paru en France dans la revue Réfractions. Recherches et expressions anarchistes (n°28, printemps 2012). C'est la communication présentée à San Cristobal de las Casas (Mexique) lors du « Second séminaire international de réflexion et d'analyse : Planète terre, mouvements antisystémiques » (30 déc. 2011 - 2 janvier 2012) célébrant le 12ème anniversaire de l'insurrection zapatiste, ce qui explique certaines allusions et adresses au public. Nous profitons de l'occasion pour signaler la sortie du livre de Jérôme Baschet « Adieux au capitalisme. Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes » (La découverte, 2014) qui n'est pas sans lien avec la critique de la dissociation-valeur et les luttes zapatistes au Chiapas (Mexique) et ailleurs. Anselm Jappe est l'un des auteurs de la mouvance de la critique de la dissociation-valeur […]

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A proposito di qualche divergenza fra Moishe Postone e la " Wertkritik " Version française du texte di Clément Homs Anche se Moishe Postone non appartiene propriamente al movimento della "Wertkritik (Critica del Valore) - ci si può perfino domandare se egli si riconosca in tale definizione - da cui dev'essere chiaramente distinto (NdT: Come il marxista tedesco Michael Heinrich, che riprende il termine di "critica del valore" ma che, come tutta la teoria borghese, continua a fare del lavoro astratto una categoria della circolazione), bisogna precisare che ciò che caratterizza tale movimento è una rottura in seno alla teoria marxiana del capitale (ovvero, una rottura più a monte di quella in seno alla teoria della rivoluzione, così come la si ritrova nel movimento della "comunizzazione"), rottura operata a partire dalla fine degli anni 1980 dai gruppi tedeschi, prima "Krisis", poi "Exit!", e dal movimento militante rivoluzionario che […]

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Ci-dessous, l'article de Marcel van der Linden, assez marxiste-traditionnel par certains aspects notamment à la fin de son texte, recense plusieurs dimensions des réflexions théoriques au sein de la mouvance de la critique de la valeur durant les années 1990. Le texte est traduit de l'anglais par Stéphane Besson, il est paru initialement en 1997 dans la revue « International Review of Social History » (vol. 42, n° 3, décembre 1997, pp. 447-458). On retrouvera l'intégralité de l'article avec les notes de bas de page dans le PDF suivant Voir le Fichier : Marcel_van_der_Linden_La_limite_historique_de_la_contestation_ouvriere_1997-1.pdf La limite historique de la contestation ouvrière Moishe Postone, Krisis et la « logique marchande » Marcel van der Linden* La plupart des historiens de la classe ouvrière ont longtemps partagé tacitement certains présupposés qui ne se voient soumis à la discussion que maintenant. Durant plus d’un […]

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Ci-dessous, un article assez marxiste-traditionnel par certains aspects, de l'auteur américain Martin Jay, surtout connu en France pour ses travaux sur l'Ecole de Francfort. Ce texte traduit de l'anglais par Stéphane Besson, est paru initialement dans la revue « New German Critique » (n° 60, automne 1993, pp. 181-191). On notera par ailleurs que l'ouvrage de Martin Jay, « Kracaeur l'exilé », traduit également par S. Besson, vient de paraître au printemps 2014 chez les éditions Bord de l'eau. Voir le Fichier : Martin_Jay_Marx_apres_le_marxisme_1993-1.pdf Marx après le marxisme À propos de « Temps, travail et domination sociale » de Moishe Postone Martin Jay* Marx mérite-t-il qu’on lui accorde une chance supplémentaire ? Quel bénéfice pouvons-nous encore espérer d’un retour sur des textes dont l’exégèse a occupé très sérieusement des générations entières de commentateurs, sympathisants ou non ? La crédibilité de Marx a-t-elle survécu […]

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Ci-dessous en PDF, un article reçu d'un camarade de Naples. Et Saturne dévora ses propres enfants Capitalisme, Cancer et Camorra : les déchets toxiques en Campanie * Nathan Brenu Voir le Fichier : Et_saturne_devora_ses_propres_enfants-1_Dechet_marchandise_et_capitalisme.pdf Le 15 novembre 2013, le journal L'Espresso sort un numéro choc : « Bevi Napoli e poi mori ». On y apprend qu'une enquête fut réalisée entre 2009 et 2011 par le commando de l'US Navy de Naples afin d'évaluer le danger qu'encourraient les soldats américains – à cause de la présence de déchets toxiques - en venant vivre en Campanie. Il y est très fortement recommandé de n'utiliser que de l'eau minérale pour boire, cuisiner ou encore se laver les dents, car l'eau est contaminée. On y trouve nombreuses traces de substances cancérigènes dont des traces d'uranium. Aux étasuniens de conclure : « Aucune zone n'est sûre, pas non plus le centre de Naples ». Bien sûr les […]

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Nous recommandons vivement la lecture du texte de Moishe Postone « Antisémitisme et National-socialisme » (1986) qui permet de donner des clés de compréhension de l'antisémitisme du XXeme siècle et ainsi de procéder à une critique adéquate de ses formes actuelles, jusque dans les ramifications drumontiennes de l'antisémitisme de l'ex-people à midinettes, Alain Soral. Plus largement que le seul antisémitisme moderne, dans le cadre de la crise et de la barbarisation des rapports sociaux capitalistes, les classes moyennes vont tendanciellement être sujettes (et le sont déjà) à défendre bec et ongle la « forme-sujet moderne » (R. Kurz) et leur place au sein des rapports sociaux, en tapant sur l'immense armée des superflus non qualifiés (même plus de réserve), sur les employés de bas-salaire qui leur piquent le peu de travail qui reste, sur le travailleur-détaché, l’immigré (clandestin ou légal) ou l’étranger piqueurs de travail du fait […]

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S'opposer au capital : Sortir de l'Euro/Union Européenne ou sortir de la forme de vie capitaliste ? Le 15 octobre 2013, le collectif Grand Angle Libertaire organisait à Paris une confrontation publique entre Cédric Durand (professeur d'économie à l'Université Paris I, membre de la revue « Contretemps » et des « économistes attérés »), et Anselm Jappe, philosophe ayant contribué depuis le début des années 1990 au courant en Allemagne de la « critique de la valeur » (wertkritik) autour de la revue Krisis puis désormais de la revue Exit ! Le débat, la polémique, la disputatio L'historien britannique Edward P. Thompson confessait en 1973 que « ce n'est que que dans une attitude d'opposition que je suis capable d'organiser mes pensées » (in « Poverty of Theory and Other Essays », Merlin Press, 1978, p. 116). C'est ce précepte que suivra à la lettre Anselm Jappe dans sa réaction à l'exposé très « gauche du capital » de Cédric Durand, […]

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Buongiorno a tutti, Vi informo che i due video della conferenza tenuta da Anselm Jappe a Torino (gennaio 2014), sul tema: «Crisi finanziaria, crisi economica, o crisi del capitalismo? » sono ora disponibili in rete : Prima parte: http://www.youtube.com/watch?v=y9Kfg-dCZ9M Seconda parte: http://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_1578739637&feature=iv&src_vid=y9Kfg-dCZ9M&v=UbyGCL3v8fs Buona visione e cordiali saluti, R. F. [Nous profitons de l'occasion pour signaler à nos amis italiens de France, de Belgique et de Navarre, l'existence d'un portail italophone sur la mouvance de la critique de la valeur, très actif au niveau des traductions : Ozio produttivo.]

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Présentation

  • : Un ensemble de textes portant sur la critique de la dissociation-valeur (Wert-abspaltungskritik), autour des oeuvres et articles de Robert Kurz, Anselm Jappe, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Ernst Lohoff, Claus Peter Ortlieb, Moishe Postone, Karl Marx, et des revues allemandes Krisis et Exit ! La salle des machines de Palim Psao ne se rattache pas à tel ou tel comité de rédaction, et constitue simplement un portail francophone qui accueille différentes tendances du courant Wertkritik
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Sur la critique de la dissociation-valeur

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postone critique du fétiche

Bertell Ollman

Sexe capitalisme et critique de la valeur

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Kurz vies et mort du capitalisme

COUV JAPPE Credit a mort 2

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